Les trois dernières Courses de Côte de 2019 : la découverte continue...

Les trois dernières Courses de Côte de 2019 : la découverte continue… 🔐

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Suite et fin de ma première saison de Course de Côte avec les trois manches de Saint-Thurial, Merléac et Louvigné-du-Désert qui se sont suivies en moins d’un mois. Changement pour ces trois courses, au lieu de rouler en 1300 et en Supermotard, je me suis engagé en Supermotard et en Open avec la KTM 450 SMR, la boîte de vitesse de la Ducati ayant rendu l’âme lors d’un roulage à Fontenay-le-Comte… Est-ce qu’elle avait pris un coup à Saint-Alban ? Possible…

Pilote et organisateur à Saint-Thurial 

Saint-Thurial a une saveur particulière, c’est en effet après l’édition 2010 que je m’étais décidé à passer le permis moto. Non pas parce que j’y étais allé, mais par le passage incessant des spectateurs qui passaient en moto sous ma fenêtre, qui a fini par me faire franchir le pas. C’est aussi l’envie de participer à celle-ci qui m’a fait reprendre la présidence du Condate Moto Club qui l’organise. Celui-ci a en effet failli disparaître en début d’année et la course avec lui ! Le tracé, je le connais, la météo est au top malgré un peu de brouillard au petit matin, la seule réelle inconnue est l’organisation qui reste prioritaire. Le matin je laisse donc la moto au désormais retraité de la Course de Côte et Vice-Champion de France en Motos Anciennes, Jean-Marc Bigano, qui s’occupera de la passer au technique le temps que je vague à mes occupations de président de club. Tout est ok, juste un problème de démarrage, je verrai ça au moment de partir.

Les trois dernières Courses de Côte de 2019 : la découverte continue...
Normalement les dents sont sur les pignons et pas aimantés sur le bouchon de vidange…

Je rate les deux premières montées

Première montée du premier groupe, Emily Charteau, notre chère secrétaire «descend» du side-car en marche… Après une longue interruption de course et une fois rassurés sur son état de santé, nous reprenons la course. Sauf moi, étant donné que la batterie n’est pas motivée, je teste deux chargeurs ce n’est pas mieux… Entre les appels téléphoniques, la recherche des percolateurs pour les buvettes, les spectateurs qu’il faut guider vers la zone qui leur est réservée, j’en perds une vis de la selle et laisse passer la première montée. Inutile d’y aller en speed. Pour la deuxième montée, en Open, je démarre sur la batterie du fourgon : nickel. Sauf qu’au moment de partir je cale, démarrage à la poussette raté, raté et raté. Entre l’antidribble qui empêche l’entraînement du moteur et sa compression, partir en deuxième n’était pas suffisant.

Erreur de transpondeur…

Essai chrono, il me faut faire au moins une montée, les démarrages se feront à la poussette en quatrième au départ et tracté par Alan Lehman pour la redescente (un grand merci !). Les chronos sont faits, sauf qu’en Supermotard, tellement content de démarrer que j’ai roulé avec le mauvais transpondeur, le chrono n’est donc pas retenu.

Après la panne de batterie…

Je profite de la pause de midi pour recharger la batterie avec un chargeur qui marche (Merci Patrice). Première montée avec le Supermotard ok, mais en arrivant en haut je me souviens que je voulais remettre de l’essence avant de partir, par chance ça tiendra jusqu’en bas… de la zone de chauffe ! Même si la KTM est légère, à pousser dans la montée en combinaison c’est pénible, les remerciements vont cette fois à Yannick et Marco. Une fois en haut, je fais le plein et décide de ne pas faire la première montée en Open, timing trop court, pas le temps de souffler, on joue la prudence. La dernière montée se fera normalement à un rythme de bon dernier dans chaque catégorie. L’amortisseur arrière fraîchement refait avec un ressort adapté m’a donné plus de confiance mais n’a pas fait de miracle, le problème n’est pas sous la selle mais dessus…

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A Saint-Thurial, problème de batterie avant la panne d’essence… ©photo TSM’s Photos

La découverte de Merléac !

Merléac, s’est passé tout à fait normalement : pas de panne, pas de chute, juste arrivé au plus tard possible sur un tracé que je n’ai vu que de la zone spectateurs l’année dernière ! Un tracé bien plus compliqué qu’il n’y paraît, sinueux sur le départ avec des virages en aveugle et qui se referment, une suite plus rapide jusqu’à l’arrivée. Essais chronos : aux fraises ! Le circuit ne rentre pas et la moto bouge dans le rapide. Je libère un peu la fourche en espérant améliorer la chose et pense enfin à tenir la moto entre les jambes… Et ça marche : deux secondes de moins à la première montée chrono et surtout proche des copains de la catégorie (toujours plus de dix secondes du leader…). Encore une seconde de gagnée lors de la deuxième montée chrono et deux pilotes de pris en Supermotard, ça fait plaisir !

Enfin un entraînement sur circuit !

Avant la Finale à Louvigné-du-Désert, j’ai enfin eu l’occasion de rouler sur circuit avec la KTM ! Même si le rythme n’était pas encore là, faire des ronds aide à comprendre la moto et permet aussi de profiter des conseils des pilotes présents, d’essayer des choses qu’on ne peut pas faire en Course de Côte. J’en profite pour remercier Valentin Robert dont je ne saurai appliquer les conseils et Benoît Féat (CRP) pour la pression des pneus : deux secondes de gagnées rien qu’avec la confiance que ça apporte dans la tête…

La pluie s’invite à Louvigné-du-Désert

Optimiste pour gratter des places au classement, j’y suis arrivé sous la pluie et face à une route détrempée, celle-ci séchait rapidement, transformant le choix des pneus en une véritable loterie. Pour ma part j’ai gardé le pluie à l’avant et le Conti SM Evo à l’arrière, à part quelques glisses ça l’a fait ! Je n’ai pas non plus eu l’occasion de rouler sous le déluge comme certains…

Les chronos en live !

Changement pour cette course, nous avions les chronos en live sur le site de la LMRB, ce qui nous a évité d’attendre les feuilles des temps et bien des allers-retours. Nous avions aussi les temps des essais libres, de quoi se mettre dans le bain d’entrée de jeu ! Et enfin, l’affichage des chronos en live, ça aurait été parfait si celui-ci avait été placé à l’arrivée, mais la sonorisation étant bonne à Louvigné-du-Désert nous avions nos chronos aussitôt en haut. 

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Nouveauté, l’affichage des chronos en direct et en live sur le site de la LMRB !

Sixième place, l’entraînement a fait du bien !

Dès la première montée, je fais sixième dans les deux catégories qui comptent neuf et dix engagés ! Un peu moins bien sur la montée suivante, où les conditions me paraissent moins bonnes, je suis neuvième et septième, mais déjà la moto est bien plus saine à piloter, il faut surtout que j’arrête de freiner partout ! Je reprends la sixième place en Supermotard à la première montée chrono, bien ! En Open, j’aurais dû faire neuvième mais… j’ai roulé avec le mauvais transpondeur. Ça sera ma position dans la seconde montée, et je confirme ma sixième place en Supermotard, à une grosse seconde du cinquième mais à moins de dix de Fred Chollet, on se satisfait comme on peut…

Meilleur temps à la troisième montée

Pour le plaisir de tous, nous avons pu faire une troisième montée,  le temps enfin stable, la confiance et, il faut l’admettre, le nombre de participants inférieur m’ont permis de passer de la trente-neuvième place au scratch à la vingt-septième lors de cette Super Finale. Le chrono est quant à lui descendu en 46.719 contre 47.024 au mieux des manches.

Pas si loin du Top 5

La saison s’achève ainsi, écourtée en 1300cc, à mi-temps en Open et sixième sur neuf en Supermotard, à des années-lumières du trio de tête, mais pas si loin du Top 5 en fin de saison, même si j’ai eu chaud avec Nathan Le Vouedec qui termine un point derrière moi alors qu’il a pris la saison en cours de route. Il faut surtout noter le gain en confiance sur le Supermotard et la frustration du début de saison qui a laissé sa place au plaisir de se battre au milieu du peloton.

Quid de 2020 ?

Il faut maintenant préparer 2020. Si le 450 se vend, ça sera pour un 250 quatre temps, pour rouler en Catégorie 125cc, en Supermotard et m’essayer au motocross. Vu que je rame déjà avec ces motos sur du bitume, ça promet d’être épique sur la terre mais, je l’espère, un bon moyen de progresser ! Pour ceux qui se posent la question, je doute que la Ducati revienne en course de côte, vu le bilan et le peu de plaisir pris à son guidon alors qu’une moto légère et maniable permet de s’amuser énormément en Course de Côte ! S’il ne se vend pas, je repars pour une nouvelle saison avec, reste que je ne visualise pas trop comment on peut emmener un 450 sur la terre, c’est peut-être encore une idée tordue ça… Une de plus.


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