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Course de côte : Et si vous rouliez en moto ancienne ?

La Course de côte en moto ancienne ?

A force de suivre les courses de côte en spectateur, via MotoManiaque ou sur Internet, il est fort probable que vous ayez envie de franchir le cap, de chausser bottes, gants, casque et combinaison pour vous frotter, vous aussi, au chrono. Et pourquoi pas le faire en moto ancienne ?

Par où commencer ?

La première chose à faire est de se fixer un objectif, une ligne à tenir pour l’atteindre afin d’éviter de se disperser et ne plus savoir comment ou avec quelle moto rouler. Sur cette ligne, on trouvera l’équipement pilote, les accessoires, la partie administrative et enfin, la moto et sa préparation.
Le plus simple, l’équipement indispensable et obligatoire (bottes, gants, casque, combinaison, dorsale…), les accessoires et outillage (remorque, barnum, couvertures chauffantes…) et les amis mécanos, supporters et assistants… Deuxième chose indispensable, choisir si vous souhaitez faire une ou deux courses dans la saison ou l’intégralité du championnat. Dans le premier cas, il est possible de prendre une licence journée pour 60€ assurance comprise vous pouvez vous engager sur l’épreuve de votre choix (en payant bien entendu l’engagement à cette épreuve), intéressant pour découvrir la discipline et si on ne fait que deux ou trois courses. Au-delà, et pour être classé au championnat, il faut passer le CASM (Certificat d’Aptitude au Sport Motocycliste) et adhérer à un moto club homologué FFM avant de prendre une licence auprès de la FFM (licence NCO). Le CASM est valable à vie et ne vous coûtera que 50€*. La licence quant à elle coûte un peu plus cher et est à renouveler chaque année, tarif : 260€* assurance comprise et valable pour toutes les compétitions nationales et les roulages «entraînement».

Le choix de la catégorie !

En course de côte il y a 7 catégories, et nous allons partir du principe que vous découvrez la compétition, dans le cas contraire vous devez déjà avoir une bonne idée de celle qui vous convient le mieux. Les 25 power, catégorie ouverte aux plus jeunes et où l’on trouve également de belles préparations qui marchent très fort comme la superbe Bidalot de Nicolas Soiteur ou atypique comme le bitza de Jérémie Le Nabat, voire décalées à l’exemple de Cédric Morin et son Nitro… Oui, il roule en scoot ! La catégorie au-dessus, ce sont les 125cc où les deux temps restent la référence avec notamment les Honda 125RS… Peut-être la catégorie la moins accessible pour le néophyte ?
Tout en haut de la feuille des temps, on trouve les 600 et 1300, des machines taillées pour le scratch, motos accessibles car nombreuses sur le marché, performantes sans grosse préparation, l’inconvénient est un coût non négligeable à l’achat et le niveau très élevé du championnat de Bretagne, rien que pour aller chercher le top 5 il faut un gros cÇur ! Exemple à Quéven, une montée avalée en 32’342 pour le premier, 34’235 pour le sixième… Et les écarts sont plus importants en 1300… Ceci dit ce sont les deux catégories qui comptent le plus d’engagés, une bonne chose pour se tirer la bourre avec les copains et améliorer son pilotage !

Entre ces deux extrêmes, la catégorie Open, éclectique ! 250 mono ou bicylindre 2 temps, 500 mono 2 temps, 250 à 550 bicylindre 4 temps, 250 à 700 mono 4 temps… L’embarras du choix, qui explique qu’on y trouve aussi bien des 500CB quasi routiers, que des supermotards pas vraiment domestiqués ou encore des 250RS aussi puissantes que légères, de véritables machines de course… Là encore beaucoup d’engagés, une superbe ambiance, de la bagarre à tous les niveaux, mais pour jouer la gagne il faut sortir l’artillerie lourde !

Enfin, on arrive à celle qui pourrait être la porte d’entrée à la course de côte, la ou plutôt les catégories « Moto Ancienne » qui sont ouvertes aux motos fabriquées avant le 31 décembre 1991. Et 1991 ça laisse la porte ouverte à beaucoup de modèles intéressants, efficaces et hyper accessibles ! On peut citer les GSXR, Stinger, 600FZR, 600CBR, etc. Du coup j’en vois se réveiller ! A partir d’une moto de route, la préparation est relativement simple, il suffit de supprimer phares, rétroviseurs, clignotants, freiner les vis, mettre un sabot récupérateur de fluides, sécuriser ou supprimer la béquille, ajouter les numéros et en route ! Enfin presque, une précision utile, il ne s’agit pas de transformer les courses de côte en une vaste déchetterie ou chacun amène l’épave qui traîne dans sa cave depuis 20 ans. Non, les motos doivent quand même être propres, voir très propres comme vous pouvez le constater chaque week-end de course. Et surtout, elles doivent être dans un parfait état de fonctionnement, voire même préparées jusqu’au bout des soupapes… Et oui forcément dès qu’on sort le chrono il y en a qui viennent avec de véritables machines de course pour jouer la gagne. Heureusement, il existe la catégorie «Régularité» qui permet à chacun de jouer sa carte, le but n’est pas de se traîner mais d’avoir le moins d’écart possible sur les deux chronos de l’après-midi. Libre à vous de mettre du gros gaz pour le plaisir de tous ! Autre avantage des motos anciennes, la possibilité de rouler dans les deux catégories avec la même moto et un coût d’engagement réduit : 42€ ! Et seulement 52 € en double monte ! (contre 60 et 82€ dans les autres catégories).

Une bonne dose d’adrénaline !

Pour terminer, le gros point fort de la course de côte est le rapport budget / sensations. Même si les montées ne font que rarement plus d’une minute, voir seulement 30 secondes, les pilotes sont unanimes pour dire que l’intensité est énorme, bien plus élevée que sur circuit, une bonne dose d’adrénaline pour un budget réduit ! Le championnat de Bretagne c’est 8 épreuves toutes à moins de 2h de route, en roulant en double monte, vous faites 8 montées pour 52€ en anciennes et 82€ en modernes. L’essence ? Allez 10 litres pour la journée. L’entretien, les pneus ? 10 km dans la journée, vous en ferez bien plus en une seule balade bucolique qu’en une saison de course de côte !

Pour finir, une fois vaccinés à la course de côte et que vous ayez choisi l’option moderne ou moto ancienne , vous pourrez vous étendre aux championnats nationaux et internationaux avec le championnat de France de la Montagne, le SuperBike (ProClassic pour les anciennes), l’endurance en championnat de France, d’Europe, ou encore en courses sur route…



Je n’ai pas oublié les side-car, cette catégorie sans comparaison possible mérite un article à part, on en reparlera dans un prochain numéro…

La marche à suivre, pour toutes les infos et notamment au niveau de la réglementation : discuter avec les pilotes, contrôleurs techniques, se rapprocher des moto-clubs susceptibles de vous accueillir, se rendre sur le site de la Ligue Région Bretagne : www.ligue-moto-bretagne.com et sur celui de la FFM : www.ffmoto.org
* les tarifs donnés sont ceux de cette année 2016

Le reportage complet contient d’autres photos et a été publié dans le numéro 7 du magazine moto breton MotoManiaque.

 

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