Mesurez vos courses mortes en toute simplicité !

Le bon comportement d’une moto dépend en grande partie du bon réglage de ses suspensions. Si, pour un usage routier et débuter sur circuit, ceux d’origine suffisent, pour un usage plus poussé il peut être bon de les ajuster en fonction de son poids et de son style de pilotage. Les possibilités de réglages sont tellement nombreuses qu’il y a de quoi y perdre son latin. En effet avec quatre principaux paramètres, les combinaisons sont nombreuses. Ces paramètres sont les courses mortes, la détente et la compression (qui peuvent même avoir des réglages lents et rapides). Et on peut également jouer sur l’assiette de la moto pour modifier son comportement (hauteur avant/arrière). Si la détente et la compression se règlent en dynamique suivant les réactions de la moto, les courses mortes se mesurent en statique et c’est ce qui nous intéresse ici.

La course morte, c’est quoi ?

La course morte est la hauteur de laquelle descend votre moto sous son propre poids quand vous la posez au sol pour la course morte à vide ou statique, et avec votre poids en plus pour la course morte «dynamique» (ces appellations changent suivant les sources). Ces courses mortes s’ajustent en réglant la précontrainte des ressorts de fourche et d’amortisseur, voire en remplaçant ceux-ci. Leur rôle est simple, permettre à la suspension de travailler correctement sas arriver en butée trop tôt et d’avoir une assiette correcte : un manque de course morte à l’avant (trop de précontrainte) et la moto s’écrasera sur l’arrière quand on monte dessus, entraînant un louvoiement à l’accélération. Et inversement, si la moto s’écrase sur l’avant elle risque fortement de survirer, et l’arrière de délester au freinage. Il faut donc de bons réglages et un bon équilibre avant / arrière.

Six mesures et quatre soustractions à chaque modification

Avant de toucher aux réglages, il convient de trouver les données constructeur ou celles préconisées pour votre usage. Les valeurs à atteindre sont en effet très différentes entre une motocross et une hypersport. Ensuite il faut mesurer les réglages d’origine afin de pouvoir y revenir si vous faites pire que ce que c’était. Habituellement, il faut faire six mesures ! La hauteur de la moto à l’avant et roues levées (de l’axe de roue à un point fixe de la fourche), cette même hauteur moto posée au sol, et moto posée au sol avec le pilote équipé dessus en position de conduite. Puis faire de même pour l’arrière. Les différences entre les longueurs mesurées et la mesure roues levées vous donneront les courses mortes.

Il suffit de lire la mesure avec le Slacker !

Seul, on peut facilement mesurer la longueur roues levées, avec une moto légère on peut mesurer la longueur roues au sol… par contre une fois dessus, il vous faudra quelqu’un pour prendre les mesures ! Et c’est là que le Slacker de chez Motool intervient. Il suffit de poser le boîtier sur l’axe de roue, il tient seul grâce à un solide aimant, et le support du câble de mesure sur un point fixe de la moto situé dans le prolongement de la fourche pour l’avant et à la même distance de l’axe du bras oscillant pour l’arrière. Une fois le câble attaché, vous appuyez sur le bouton pour avoir le zéro. Posez la moto au sol pour lire la course morte statique. Montez sur la moto et lisez la course morte «dynamique» sur l’écran déporté que vous avez raccordé.




Sans béquille d’atelier : le zéro est automatique

Si vous n’avez pas de béquille d’atelier vous permettant de lever la moto, sachez que le Slacker dispose d’une fonction de zéro automatique. Il suffit pour ça de mettre en place l’appareil, d’appuyer sur le bouton luminosité jusqu’à faire apparaître des traits clignotants sur l’écran (trois secondes environ) et de soulever la moto afin de décoller la roue du sol, en la reposant vous aurez directement la valeur de la course morte statique. Le boîtier détecte en effet la distance maximale mesurée… J’avoue que cette méthode est plus simple avec une moto légère…

Les réglages en eux-mêmes

Il ne vous reste plus qu’à régler la précontrainte, en tournant le gros écrou qui comprime le ressort à l’arrière, avec l’outil adapté, pas un burin comme on le voit trop !!! A l’avant par contre, il n’est pas évident que votre fourche soit réglable. Il faut parfois ajouter des cales au-dessus du ressort. Enfin, s’il n’est pas possible d’obtenir les réglages souhaités, c’est peut-être aussi parce que les ressorts ne sont pas adaptés à votre poids, dans ce cas, seul leur remplacement vous apportera une solution.

Pas indispensable mais bien pratique !

Si ça peut sembler être un luxe de faire ces mesures ainsi, imaginez le confort que ça peut être lorsque l’on fait les réglages, les mesures se font instantanément sans risque d’erreur. Il faut tout de même lever/descendre la moto et préparer le café, le Slacker ne fait pas tout ! Je ne dirais pas que c’est indispensable, mais bien pratique quand on a plusieurs motos ou quand on en change une de configuration régulièrement, voire même quand on se cherche une excuse en bois… Qui du coup n’aura plus lieu d’être.

Vous retrouverez cet article dans le magazine MotoManiaque n°27 !

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